Editorial Les Productions Aléatoires ont fait le choix de produire et de défendre un cinéma différent et expérimental. Un cinéma engagé, radical, toujours soucieux de la forme cinématographique. Depuis trop longtemps la réponse des producteurs est : « C’est bien, mais il faut réécrire ». Cette croyance que tout repose sur le scénario qu’il faut « bétonner » dans l’espoir de trouver un financement, a pour effet de formater tous les projets et d’épuiser les réalisateurs qui arrivent le jour du tournage en ayant perdu leur désir initial à cause d’années de justifications et d’explications. De plus en plus en cinéastes et vidéastes ne se reconnaissent plus dans le cinéma commercial, ni dans le cinéma d’auteur académique actuel. Notre désir est d’offrir une production à cet éternel nouveau cinéma, de laisser libre le metteur en scène de changer de film en cours de route, de permettre les expérimentations, les risques, les doutes. Ces films ne sont ni démagogiques, ni nombrilistes. Ils touchent de plus en plus de spectateurs car ils leur rappellent que le cinéma est un art avant d’être une industrie et que dans notre époque de sur médiatisation il est indispensable que subsistent des films libres, seuls capables de lutter contre l’uniformatisation des représentations du réel et de l’imaginaire. |